/ Laurent Cotta, « Autour de l’exposition Yves Saint Laurent», Mercredi 30 juillet 2010
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Laurent Cotta, chargé de la création contemporaine au musée Galliera et enseignant à l’école du Louvre.
Lorsque Yves Saint Laurent disait : « Je suis le dernier grand couturier », prédisant à sa manière la mort de la haute couture, s'agissait-il alors d'un trait d'orgueil ou d'une simple lucidité libérée de toute fausse humilité ?
Laurent Cotta s'interrogera sur la place d'Yves Saint Laurent dans l'histoire de la mode, les motifs profonds ayant conduit à une rétrospective dans un musée des Beaux-arts et non dans un musée de la mode, tout en mettant l'accent sur la constitution d'une identité propre, notamment à partir de l'héritage de Christian Dior et de Coco Chanel, peut-être comme synthèse de la mode et du style.
Laurent Cotta est chargé de la création contemporaine au musée Galliera et enseignant à l'école du Louvre.
en partenariat avec la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent
/ Nicolas Liucci-Goutnikov, « Images de mode, images de classes », Mercredi 31 mars 2010
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Diplômé de H.E.C et de l’Institut français de la mode, Nicolas Liucci-Goutnikov a soutenu récemment son doctorat à l’EHESS (Paris).
Ses travaux portent sur le contenu idéologique de l'image publicitaire.
Regarder attentivement une image de mode, c'est aussi s'interroger sur sa signification sociale. A travers l'étude d'une dizaine de publicités récentes – Chanel, Versace, mais également Carrefour ou H&M – Nicolas Liucci-Goutnikov analyse l'espace symbolique des images de mode, structurées par des références visuelles aux rapports de classe.
Un petit sourire, un regard froid, une posture étrange, une interaction entre un corps et une marchandise : autant d'éléments qui, une fois mis en relation les uns avec les autres, permettent de reconstituer les récits dits par les images.
/ Jérome Neutres, Costume royal de cour sous la domination britanique, mercredi 10 fevrier 2010
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Docteur ès Lettres, ancien attaché culturel en Inde, Jérôme Neutres est l’auteur de nombreux textes sur l'art indien, dont New Delhi New Wave (Damiani, 2007). Il est commissaire de l'exposition sur le costume des cours princières indiennes à la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent (du 10 février au 9 mai 2010).
La culture de l'Inde peut en partie se comprendre à travers l'histoire du vêtement et notamment le faste de la cour à l'époque des derniers maharajas, qui rivalisaient par la puissance du faste.
Avec la participation de Umang Hutheesing, commissaire scientifique de l'exposition. Umang Hutheesing appartient à l'une des familles les plus célèbres de la région du Gujarat. Depuis quatre générations, cette famille a réuni une exceptionnelle collection de vêtements et de textiles, une collection dont certaines des plus belles pièces sont exposées à la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent.
/ Catherine Geel, DESIGN ET CREATIVITE, mercredi 20 janvier 2010
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Catherine Geel est chargée des cours d’histoire et de théorie du design à l’Ecole normale supérieure de Cachan et commissaire associée à la Villa Noailles, en charge des expositions de design. Productrice d’entretiens avec des designers sur France Culture depuis 2002, elle est l’auteur de plusieurs ouvrages dont Entretien avec Pierre Paulin (Paris, 2008, éditions Archibooks).
Le design est aujourd'hui assigné à la créativité plutôt qu'à la réflexion et à la création. Historiquement, c'est pourtant d'une pratique modelée par des activités réflexives et profondément ancrée dans la structuration d'un rapport au "monde tel qu'il pourrait être" qu’il s’agit. Quel rôle revient alors au designer ? Comment le designer, en irriguant la fabrication d'un monde de la consommation aujourd'hui problématique, peut-il encore prétendre participer à la fondation d'un monde meilleur pour tous ?
/ Thierry Maillet, Une approche historique et sociologique des bureaux de styles, mercredi 2 décembre 2009
Enseignant à l'IEP de Paris, consultant, Thierry Maillet est l'auteur de Génération participation : de la société de consommation à la société de la participation (Paris, 10/18, 2008) et il doit publier Une introduction à l'histoire du marketing (Paris, Agora, 2010). Par ailleurs, il achève son doctorat à l'EHESS (Paris) sur Naissance et Déclin des Bureaux de Style : 1880 – 1980.
Les « Bureaux de style » ont traditionnellement été liés à l'histoire des « Trente Glorieuses », soit la riche période de modernisation de la France. Cette approche était exclusive du monde de l'entreprise, de la communication, de la modernité et de la mode. Or, des travaux historiques récents suggèrent de les relier aussi bien à l'histoire au temps long de l'industrie textile qu'à l'histoire plus récente des associations et des projets collectifs. Des sociétés d'échantillonnage apparues à Paris à la fin du XIXe siècle au Comité des industries de la mode et au Centre français de la couleur constitués dans les années 1950, une approche complémentaire permet de mieux cerner le périmètre actuel des « Bureaux de Style ».
/ Annick Le Guérer, Le parfum, des temples égyptiens aux temples de la consommation, mardi 18 novembre 2009
Annick Le Guérer, Anthropologue et philosophe, spécialiste des odeurs et des parfums.
Jadis doté de grands pouvoirs, le parfum a été conçu comme la « sueur des dieux », le « sang du Christ ». Au fil du temps, il s’est coupé de ses fonctions religieuses et curatives. D’abord de fabrication artisanale, son industrialisation intensive, sa composition essentiellement chimique, les lancements internationaux, l’abaissement des coûts de production ont considérablement accéléré son évolution. Face à la concentration industrielle et aux stratégies de la grande distribution, de nouvelles approches cherchent à redonner sa richesse créative au parfum et à en faire à nouveau un objet de rêve...
/ Pierre Bergé, Mode et société, mardi 03 novembre 2009
Pour Pierre Bergé, la mode ne peut se concevoir que comme un acte créatif ancré au cœur de la société : « la mode n’est pas un art », elle se conçoit plutôt comme un dialogue entre le créateur et la société. Alors que la grande époque de la Haute Couture correspondait à un art de vivre aujourd’hui disparu, la mode d’aujourd’hui doit s’adapter à une époque dominée par la mondialisation et l’uniformisation des modes de vie. La mode se conjugue au présent et ne peut vivre ni dans la nostalgie ni dans l’imaginaire futuriste.
/ Pierre-Emmanuel Martin-Vivier, « Autour de Jean-Michel Frank », mercredi 21 octobre 2009
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Pierre-Emmanuel Martin-Vivier, maître de conférence associé à Paris IV-Sorbonne et commissaire de l’exposition "Jean-Michel Frank, un décorateur dans le Paris des années 30" (Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent, octobre 2009/janvier 2010).
En parallèle de la première grande rétrospective Jean-Michel Frank à la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent, une conférence sur ce grand décorateur redécouvert il y a trente ans, peu connu du grand public. Jean-Michel Frank (1895-1941) a inventé un style minimaliste, faisant table rase de tous les codes et tous les matériaux habituels ou imposés.
Son style qualifié de « luxe pauvre » se caractérise par la simplicité et le raffinement des formes, des lignes rectilignes et l’utilisation de riches matériaux. Ses meubles sont très recherchés et certains sont connus mondialement comme le canapé Confortable ou le vase en verre cubique. Il a inspiré de nombreux designers comme par exemple Andrée Putman.
/ Jean-Michel Bertrand, Mode et cinéma, mercredi 10 juin 2009
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Professeur à l’ENSAD, Jean-Michel Bertrand est spécialiste de l’image et auteur de l’ouvrage 2001L’odyssée de l’espace : puissances de l’énigme (L’harmattan, 2006).
Dès les débuts du cinéma, la mode occupe une place centrale dans la mesure où elle sert d’un côté d’instrument de diffusion par identification de ses propres produits, voire des marques, et de l’autre côté le cinéma l’emploie pour accroître la désirabilité des acteurs et des actrices.
Quels sont les différents types de relation entre mode et cinéma ?
Au-delà des convergences économiques, quels sont les ressorts esthétiques qui rassemblent cinéma et mode ?
/ Florence Müller, Les bijoux de la haute couture : expression vs décoration, mecredi 27 mai 2009
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Historienne et commissaire d’expositions, Florence Müller est notamment l’auteur de Paruriers, Bijoux de la Haute Couture (Bruxelles, Fonds Mercator, 2006).
Si les bijoux ne semblent jouer à l'origine qu'un simple rôle d'ornement décoratif, la haute couture va bouleverser l'univers de la bijouterie en lui instillant l'esprit de la mode. Comment des couturiers modernistes comme Paul Poiret, Madeleine Vionnet et surtout Chanel vont-ils renverser la hiérarchie des valeurs dans les années 10-20 ? Ce sera notamment en plaçant au-dessus du coût des matières précieuses la valeur de la création. Les bijoux règnent aujourd'hui sur les podiums des défilés. Au point que le vêtement n'en constitue plus que l'accessoire. Dernière révolution initiée par la haute couture, la joaillerie, ancien bastion du conformisme, vibre dorénavant aux rythmes de la mode. Chanel ou Dior dessinent une nouvelle hiérarchie de valeurs de la parure du XXIème siècle.
/ Jean-Claude Daumas, L’industrie lainière en France : techniques, modes, produits et territoires, mercredi 8 avril 2009
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Professeur d’histoire contemporaine à l’université de Franche-Comté, Jean-Claude Daumas est l’auteur de l’ouvrage Les territoires de la laine. Histoire de l’industrie lainière au XIXe siècle (PUS, 2004).
Le XXe siècle a été marqué par un ample mouvement de démocratisation de la consommation de tissus pour habillement qui, pour toutes les fibres, a abouti au triomphe d’articles de qualité moyenne qui s’efforçaient de répondre à une demande d’articles plus légers, adaptés à des modes qui se renouvelaient de plus en plus rapidement, et que leurs prix mettaient à la portée de clientèles de plus en plus larges. Les firmes qui, pour s’adapter aux variations de la demande, ont su mettre au point des tissus nouveaux ont vu leurs ventes s’accroître, parfois de manière spectaculaire, quand les autres les voyaient stagner ou régresser. N’est-il pas cependant réducteur d’opposer centres conservateurs et centres innovateurs dans la mesure où il faut faire leur place aux phénomènes d’imitation et de circulation des modèles ?
/ Arlette Barré-Despond, Sur les sources et les conditions d’émergence de l’objet et du design, mercredi 25 mars 2009
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Enseignante à Paris IV et à l’IFM, Arlette Barré-Despond est l’auteur du Dictionnaire international des arts appliqués et du design (Regard, 1996) et de UAM : Union des artistes modernes (Regard, 1991)
L’exposition universelle, qui se tient à Londres en 1851 au Crystal Palace, marque un profond mouvement de rénovation conceptuelle et formelle qui va bouleverser les arts plastiques, l’architecture, les arts décoratifs et appliqués, le design. Jusqu’à la Première Guerre mondiale, s’opère une sorte de conjonction historique de plusieurs mouvements européens qui posent, à peu près simultanément, la question de la nécessaire adéquation entre productions conceptuelles et esthétiques dans leur relation au nouvel environnement technique, économique et social. Comment s’élabore alors, par des voies souvent inédites voire paradoxales, une pensée de l’objet, de l’artefact, que l’on qualifie aujourd’hui de « moderne » ?
/ Jean-Claude Ellena, Du métier de parfumeur : de l'artisan à l'artiste, mercredi 11 mars 2009
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Parfumeur chez Hermès, Jean-Claude Ellena a écrit Le Parfum (Que sais-je ?, PUF, 2007)
Lors de cette séance, il s’agira de faire ressortir d’abord, la notion d’apprentissage et les conditions nécessaires au métier de parfumeur, comme les opérations de classification des odeurs et de mise en mémoire ; ensuite, sera mis en évidence le processus conduisant d’un savoir-faire à la création d’un savoir ; enfin, on procèdera à un état des lieux tant des parfums que des évolutions du marché de la parfumerie. Au cours de cette séance, un court film sera projeté : Un jardin après la Mousson ou carnet d'un parfumeur en Inde.
/ Guillaume Erner, Une sociologie des tendances, mercredi 11 février 2009
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Enseignant en sociologie à IEP de Paris, Guillaume Erner est notamment l’auteur de Victimes de la mode (La découverte, 2004) et Une sociologie des tendances (Que sais-je ?, PUF, 2008).
« Il faut parler sérieusement des choses légères » ; voilà ce que nous enseigne la sociologie des tendances. Il n'est pas indifférent d'expliquer ces focalisations du désir, par lesquelles des individus si différents les uns des autres, sans s'être concertés, formulent les mêmes envies. A lire les médias qui accordent une attention grandissante à ces phénomènes, tout se passe comme si les choix du plus grand nombre - du prénom de l'enfant jusqu'à la forme des gâteaux - étaient désormais régis par une autorité aussi puissante que capricieuse : la mode. Pourtant, sous leur apparence frivole, les tendances posent quelques-unes des questions les plus sérieuses de la sociologie. Car comprendre les tendances, c'est percer les mécanismes de l'incitation, de la diffusion des goûts et du rôle de marqueur social qu'ils peuvent jouer. C'est surtout analyser l'articulation entre l'individu et le corps social.