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Les industries de la mode et du luxe, laboratoires de la consommation, privilégient le désir au besoin, le superflu au nécessaire, la sensibilité à la raison, la séduction à la faculté de juger. On assiste, depuis quelques années, à une révolution industrielle qui se caractérise notamment par une conversion « esthétique » du capitalisme : ce dernier vise moins à produire des objets qu’à susciter, exciter, des goûts et des désirs (notamment en scénarisant l’acte de consommer). Une guerre économique est en cours pour le contrôle des émotions et des affections.
Le capitalisme esthétique. Essai sur l’industrialisation du goût (Editions du Cerf, Paris 2008).
Cet ouvrage fait écho à Goûts à vendre, Essais sur la captation esthétique, publié en 2007 aux Editions IFM/Regard.
Professeur de philosophie, responsable de la recherche à l’Institut français de la mode, Olivier Assouly a déjà publié Les Nourritures divines. Essai sur les interdits alimentaires (Actes Sud, 2002), Les Nourritures nostalgiques. Essai sur le mythe du terroir (Actes Sud, 2004) et dirigé l’ouvrage collectif Goûts à vendre. Essais sur la captation esthétique (IFM/Regard, 2007).
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