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IFM / ÉDITION
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La bande-son de l'art contemporain

Conférences de Bernard Lamarche-Vadel

Parution : octobre 2005
Prix public : 25 €
ISBN : 2-914863-07-1

Disponible en librairie et sur amazon.fr, fnac.fr, alapage.com...


La « bande-son de l’art contemporain », pour reprendre les mots de Bernard Lamarche-Vadel, désigne la critique d’art dans le rôle qui est le sien de donner à voir l’œuvre qu’elle accompagne. Cet ouvrage retranscrit l’essentiel des conférences sur l’art moderne et contemporain données par Bernard Lamarche-Vadel à l’IFM entre 1991 et 1999. Un parcours esthétique de grande ampleur qui va de l’impressionnisme à la trans-avant-garde en passant par des figures de la modernité aussi marquantes que Malevitch, Mondrian, Pollock ou Opalka. Au-delà de la compréhension de trajectoires artistiques, Bernard Lamarche-Vadel se saisit surtout des enjeux philosophiques et esthétiques de la modernité. Parce qu’il cherchait à communiquer, de son propre aveu, le goût de s’approcher « non seulement des œuvres elles-mêmes, mais aussi des discours qui se sont tenus à propos de ces œuvres et qui les éclairent », cet ouvrage offre un accès inattendu et percutant à la pensée d’un des plus importants critiques d’art de sa génération.


LE SOMMAIRE


Chapitre 1 : Les impressionnistes
Chapitre 2 : Les Fauves
Chapitre 3 : Malevitch
Chapitre 4 : Mondrian
Chapitre 5 : Henri Matisse
Chapitre 6 : Les USA, 1945-1965
Chapitre 7 : A partir de 1960, le processuel
Chapitre 8 : Le rôle de la critique
Chapitre 9 : Les années 80


LE TEXTE

Quel est le point de vue impressionniste ? Le point de vue impressionniste c’est d’abord la reconnaissance d’une prescription qui n’est plus d’ordre religieux mais d’ordre laïque – c’est la prescription des Lumières : décrire la nature. Mais la nature n’est plus une loi intangible, n’est plus un concept. Grâce aux encyclopédistes, grâce à la philosophie des Lumières, grâce aussi aux nouveaux travaux des zoologistes, des botanistes – Darwin, Linné, etc. –, la nature est devenue un processus. Le mot est à souligner absolument, c’est une des clés de l’art moderne : rien n’existe plus une fois pour toute, rien n’est figé, la réalité est elle-même un processus. Les artistes impressionnistes – vous savez que c’est l’une des ruptures qu’ils vont installer avec l’atelier classique et qui est encore liée à l’idéologie des Lumières – les impressionnistes vont aller sur le motif. Ça paraît maintenant tout à fait intégré, normal, à l’époque c’était une révolution. C’est-à-dire que l’observation de la chose elle-même devient un prédicat pour sa représentation. Cela se comprend puisque la chose elle-même n’est plus tenue par un discours antérieur qui la modélise. Donc on va voir la chose. En réalité on ne l’a encore jamais vue la chose – on en a entendu parler, on a lu ce qu’il fallait en dire, on a lu et entendu comment il fallait la peindre, mais on ne l’a pas encore vue. C’est le rôle des impressionnistes et c’est pourquoi ils sont majeurs dans l’histoire de l’art moderne : les impressionnistes sont les premiers à aller voir sur le motif la chose qu’ils vont peindre.



L'AUTEUR

Bernard Lamarche-Vadel (1949-2000) s’est fait connaître au début de sa carrière en fondant la revue Artistes. Il est l’auteur de nombreuses monographies (Joseph Beuys, Roman Opalka, Erik Dietman…), de plusieurs essais théoriques (Lignes de mire : écrits sur la photographie) et de catalogues d’expositions (Qu’est-ce que l’art français ? Comment jouer enfermement). Il a également publié plusieurs romans dont Vétérinaires, prix Goncourt du premier roman.

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